La maladie, origines et importance du terrain

La conception naturopathique de la maladie:

Il est rare qu’une personne atteinte dans sa santé se demande : pour quelle raison suis-je malade ? Que se passe- t- il réellement dans mon corps ? Au contraire, toute son attention va se concentrer sur les symptômes de sa maladie. Et tous les moyens mis en œuvre vont servir à soulager et faire disparaitre ces symptômes.

Pour ce faire, on souhaite vite riposter contre la maladie. On agit comme si c’était une entité extérieure et complètement indépendante de nous, qui s’est infiltrée dans notre organisme.

Par ailleurs, les expressions que nous utilisons traduisent bien cette pensée. On dit bien que nous « tombons » malades, ou que nous « attrapons » une maladie…

D’après cette conception enseignée par la médecine allopathique, chaque « agresseur » détermine des troubles différents qui en sont caractéristiques. Il y a donc autant de maladies que d’agresseurs. C’est ce qu’on appelle la pluralité morbide.

En naturopathie au contraire, toutes les maladies sont considérées comme des manifestations différentes d’un seul et même trouble. Ce dénominateur commun, ce mal profond dont résultent tous les autres, réside au niveau du terrain.

Définition du terrain

De même qu’une plante prospère ou non selon la qualité du terrain dans lequel elle croît, nos cellules et les organes qu’elles forment fonctionnent correctement ou non, selon le « terrain » dans lequel elles se trouvent. Celui-ci est constitué par les liquides organiques dans lesquelles elles baignent. Les liquides qui les entourent (le sérum extracellulaire, la lymphe et le sang) et ceux qui sont à l’intérieur d’elles (le sérum intracellulaire).

L’environnement liquide de la cellule assure les apports d’oxygène et de nutriments dont elle a besoin, ainsi que l’élimination des toxines produites par son activité.

Il existe une composition idéale du terrain qui permet le bon fonctionnement de l’organisme et, par là, la santé. Il en résulte que tout changement quantitatif et qualitatif trop important des liquides organiques conduit à la maladie. Deux déséquilibres principaux sont possibles. Soit un excès de certaines substances (toxines, poisons), qui conduit aux maladies de surcharge, soit un manque de certaines substances (vitamines, minéraux), qui engendre des maladies de carences.

Comment en arrive-t-on à la maladie

Le terrain est ainsi composé de l’ensemble des liquides organiques dans lesquels baignent les cellules, le sang, la lymphe, le liquide céphalorachidien, etc.

Les liquides intra et extracellulaires représentent 70% du poids du corps. Ils revêtent une importance capitale puisqu’ils constituent l’environnement de nos cellules.

Celles-ci dépendent entièrement de ces liquides. En effet, ils assurent les apports nutritifs, les éliminations des toxines et la transmission de messages d’une cellule à une autre. Transmission qui garantit leur action coordonnée et harmonieuse.

Tout comme l’environnement de l’être humain peut favoriser sa santé, ou le rendre malade, l’environnement des cellules est déterminant pour leur état de santé. Si elles baignent dans un milieu carencé en oxygène et surchargé de déchets, elles ne pourront pas faire correctement leur travail.

Les cellules constituent notre organisme. Si elles ne fonctionnent pas normalement, c’est le corps dans son entier qui fonctionnera mal et que l’on dira malade.

Il existe une composition précise et idéale du milieu intérieur qui permet le bon fonctionnement de l’organisme, c’est-à-dire le travail normal des cellules.  Pour cette raison, les forces vitales de l’organisme luttent constamment afin de maintenir le terrain en équilibre parfait.

Les organes émonctoires

Il s’agit principalement de neutraliser et de rejeter vers l’extérieur tous les déchets et toxines issus des métabolismes. Cette épuration s’effectue par les organes « filtres et éliminateurs », les émonctoires : le foie, les intestins, les reins, la peau et les poumons.

La santé est donc un équilibre instable qu’il faut sans cesse reconquérir. Si, par exemple, suite à des excès alimentaires ou à la prise d’un excitant comme l’alcool ou certains médicaments, le terrain se surcharge occasionnellement d’un peu de déchets, les conséquences n’en sont pas dramatiques. En effet, le corps est capable de se purifier lui-même et de rétablir ainsi la composition idéale des liquides organiques. Par contre, si ces écarts ne sont plus exceptionnels et deviennent courants, voire quotidiens, le corps se retrouve dépassé dans sa capacité à rétablir l’équilibre.

Le sang accumule des déchets qui finissent par se déposer sur les parois des vaisseaux. Le diamètre des vaisseaux diminuant et le sang s’épaississant, la circulation sanguine s’effectue de moins en moins bien. Ce qui ralentit les échanges entre le sang et les cellules. Les déchets que rejettent constamment les cellules s’accumulent dans les tissus au lieu de quitter rapidement l’organisme.

Les organes de plus en plus saturés de déchets, ne peuvent plus réaliser correctement leur travail. Du coup, les émonctoires congestionnés ne parviennent plus à assurer une épuration suffisante des liquides organiques. Conséquence, on retrouve une perturbation des activité, que ce soit au niveau des cellules, des enzymes, des globules blancs…

Quand survient la maladie

L’état d’encrassement du terrain dans lequel se trouve alors le corps est ce que la médecine naturelle considère comme la maladie en soi.

Ce n’est donc pas parce qu’une maladie « entre » dans le corps que l’état général se dégrade, c’est parce que le terrain se dégrade que la maladie apparaît.

Les liquides organiques circulent sans arrêt dans le corps, par conséquent, les toxines se répandent ainsi dans tout l’organisme. La naturopathie considère chaque trouble local, non pas comme une maladie en soi, mais seulement comme la manifestation de surface du mal profond.

Il ne peut se déclarer sans que le terrain soit surchargé de déchets. Les troubles locaux sont comparables à des pointes d’iceberg. La partie la plus importante est invisible : c’est le terrain surchargé.

Les troubles locaux ne sont donc pas la maladie en soi, mais seulement les conséquences secondaires du mal primitif. Ils évoluent en fonction de l’état du terrain. Plus celui-ci se détériore, plus ils augmentent. A l’inverse, ils disparaissent lorsque celui-ci a retrouvé son équilibre, quand ce retour est encore possible.

La localisation des troubles de surface dépend des faiblesses organiques individuelles. Tous les organes baignent dans les liquides surchargés de déchets. Les premiers à céder, les premiers à ne plus supporter leur environnement, sont les plus faibles héréditairement ou les plus sollicités. Par exemple la gorge pour ceux qui parlent beaucoup dans leur profession, les nerfs pour les gens stressés, les voies respiratoires pour ceux qui respirent beaucoup de poussières ou de gaz nocifs sur leur lieu de travail (mineurs, peintres…). La maladie est une, mais elle se manifeste différemment chez chacun.

Pour conclure

C’est à Hippocrate, que nous devons cette conception. Cinq siècles avant Jésus Christ il écrivait : « La nature de toutes les maladies est la même. Elles différent seulement par leur siège. Je pense qu’elles ne se montrent sous tant de formes diverses qu’à cause de la grande diversité des parties où le mal est placé. En effet, leur essence est une ; la cause qui les produit est pareillement une ».

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2 réflexions au sujet de « La maladie, origines et importance du terrain »

  1. Très intéressant! Merci pour cet article qui fait réfléchir quant à nos habitudes alimentaires entre autre.

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